| LA
CYTOLOGIE DES CYTOPONCTIONS DE LA THYROÏDE
Par
Denyse Gauthier, CMIAC
GÉNÉRALITÉS
Dans
l’embryogénèse, la thyroïde naît d’une évagination
tubulaire issue de la base de la langue le foramen coecum. Elle
croît en descendant devant la trachée et le cartilage thyroïde
et finit par atteindre ainsi sa position définitive.
Des
anomalies de développement sont parfois observées :
ectopies thymiques ou parathyroïdiennes à l’intérieur de la
thyroïde, tissu thyroïdien situé haut dans le cou jusqu’en
position rétrosternale, kystes du tractus thyréoglosse.
L’absence ou le mauvais fonctionnement de la thyroïde peut
perturber grandement le métabolisme (ex : hyperthyroïdie,
hypothyroïdie, crétinisme etc.).
Chez
l’adulte, le corps thyroïde pèse de 20 à 30 grammes (euthyroïde).
La thyroïde est constituée de 2 lobes latéraux réunis par un
isthme. Du point de vue histologique, la thyroïde est formée
de follicules de taille variable, sphériques, remplis de colloïde.
Ces follicules sont bordés par un épithélium cubique. Les
thyréocytes ont 14 à 15 µm de haut. Des cellules
neuroendocrines appelées cellules parafolliculaires ou cellules
C, détectables à l’aide de colorations spéciales seulement,
sont distribuées de façon éparse. Les follicules sont séparés
par un stroma grêle. Petits amas de lymphocytes occasionnels,
la thyroïde est, de plus, très fortement vascularisée.
C’est pourquoi la technique de non-aspiration à l’aiguille
fine numéro 25 (par capillarité) est fortement recommandée.
Du
point de vue fonctionnel, les cellules folliculaires sécrètent
la thyroglobuline (colloïde) et les cellules parafolliculaires
(cellules C) sécrètent la calcitonine. Des colorations spéciales
pour identifier les cancers issus de ces cellules sont donc
possibles.
Un
très grand nombre de personnes ont des anormalités thyroïdiennes.
L’incidence et la mortalité dues au cancer de la thyroïde
est cependant très bas : 1,1% de tous les cancers, 0,2%
des mortalités dues au cancer. L’un des symptôme est la voix
qui devient subitement grave (déficit du nerf laryngé). Les
nodules et les anormalités de la thyroïde sont plus fréquents
chez les femmes. Bien rarement, on peut retrouver des cancers de
la thyroïde chez les enfants.
Les
facteurs favorisant les anormalités sont :
-
Histoire
clinique d'exposition aux radiations (Chernobyl, Hiroshima,
Nagasaki)
-
Diète
contenant des goitrogènes
-
Certains
légumes (chou, chou-fleur, carotte, navet etc)
-
Diète
déficiente en iode
-
Certains
médicaments
Le
carcinome médullaire, d’origine
neuroendocrine, doit être classé à part, bien que peu
fréquent lui aussi, son incidence est accrue dans les familles
où on rapporte des cas de néoplasies endocriniennes multiples
(MEN) y compris les carcinomes médullaires.
Techniques
d’imagerie
Rayon X :
utiles pour détecter
les calcifications dans les lésions bénignes ou malignes.
Ultrasons :
détectent
les nodules solides, kystiques, solitaires et multiples. Les
nodules solitaires
et solides
sont plus souvent associés à la malignité, bien que les
autres situations peuvent se retrouver.
L’imagerie
au scan radio-isotope : montre souvent un nodule (froid)
hypofonctionnel, (qui ne métabolise pas l’iode ou le technétium)
dans le cas d’un nodule thyroïdien anormal. Pour sa part le
nodule (chaud) hyperfonctionnel, (qui métabolise l’iode ou le
technétium) est souvent un nodule inflammatoire.
Les analyses du
sang
Elles
sont souvent décevantes comme outil de détection du cancer de
la thyroïde, sauf dans les cas de calcitonine sérique élevée
dans les carcinomes médullaires de la thyroïde mais ce test
n’est pas spécifique. D’autre part, dans la maladie
auto-immune d’Hashimoto, les anticorps antithyroïdiens
confirment la maladie.
Les tests de
suppression hormonale
L’hormone
stimulante de la thyroïde (TSH), dans ce test diagnostic
ou thérapeutique, est inhibée par l’administration
d’hormones exogènes inhibitrices de la sécrétion (levothyroxyne,
ex. SynthroidR).Dans le cas d’une lésion bénigne,
on observe souvent une involution, ou une suppression du nodule.
Généralement, les lésions néoplasiques évoluent
de façon autonome et ne sont pas affectées par
l’administration d’hormones exogènes inhibitrices. Ce test
montre
une spécificité assez grande (>90%) mais une sensibilité
très basse (<20%).
Goitre
Augmentation
du volume de la glande thyroïde. Il s’agit d’un terme
clinique et l’image cytologique est non-spécifique sauf pour
les goitre colloïde où on retrouve, alors, beaucoup de
colloïde.
CLASSIFICATION
Dans
les cytoponctions de la thyroïde, les morphologies cellulaires
sont généralement classées de la façon suivante :
CYTOLOGIE
NORMALE
Image normale
Le
frottis satisfaisant et négatif contient, selon certains
auteurs, 6 amas ou plus de dix cellules ou plus par 2 lames.
Sinon,
satisfaisant mais limité par :
- Sang
- Peu
de cellules épithéliales
- Kystes
etc.
Ou
: insatisfaisant
Les cellules
folliculaires normales
Les
thyréocytes ou cellules folliculaires ressemblent aux cellules
endocervicales. Ce sont des cellules régulières en feuillets
plats et cohésifs dans un arrangement en nid d’abeilles ou en
follicules. Les cellules isolées sont rares dans les cas
normaux. Les noyaux ne sont pas entassés, ne montrent pas
de superposition, pas de structure en rosette ou en
acini.
Noyau
Le
noyau est rond à ovalaire; sa taille est celle d’un
lymphocyte mais on peut observer des variations de taille dues
à différentes colorations, fixations, différents états
fonctionnels de la cellule, l’âge des patients etc. Le
moulage des noyaux, cependant, est tout à fait inhabituel. La
membrane nucléaire est lisse. La qualité de la chromatine peut
varier avec l’état fonctionnel de la cellule, mais elle est généralement
assez dense. Le nucléole est invisible à notre
coloration, ou unique et petit. Les noyaux nus sont fréquents.
Cytoplasme
Il
est pâle et délicat. Alors que le cytoplasme dense et squamoïde
à limites précises suggère un épithélioma papillaire, le
cytoplasme de la cellules folliculaires est léger et à limites
imprécises. Le cytoplasme granulaire est la caractéristique,
entres autres, des cellules de Hürthle. En dégénérant, le
cytoplasme peut ressembler à celui des histiocytes. Des
granules d’hémosidérine dans le cytoplasme peuvent indiquer
un saignement ancien. Les cellules de réparation peuvent poser
quelques difficultés : le cytoplasme reste abondant, bien
cohésif.
Les
flame cells (cellules flamboyantes, en flammèche
etc.)
Les
cellules hyperfonctionnelles ont parfois un cytoplasme délicat
et très vacuolé. À la coloration de Diff Quik, l’aspect métachromatique
du cytoplasme donne à la cellule un aspect flamboyant d’où
le nom « flame cell ». On n’observe pas ce phénomène
à la coloration de Pap. On pense que ces vacuoles sont le résultat
du R.E. dilaté avec une synthèse de protéines accrue. On les
voit surtout dans le goitre toxique, mais on peut aussi
les rencontrer dans les goitres non toxiques, la thyroïdite
d’Hashimoto, les cancers ou leur métastase.
Les
cellules de Hürthle (synonyme : Askanazy,
oncocytes, oxyphiles etc.)
À
l’occasion, les cellules folliculaires deviennent remplies de
mitochondries (elles se transforment en oncocytes). Ces cellules
ont un cytoplasme abondant, dense et finement granulaire, à
cause des mitochondries.
Leur
forme et polygonale; les limites cytoplasmiques sont nettes. Le
noyau est souvent assez gros, excentrique, binucléation et
multinucléation fréquente. Le nucléole peut être proéminent.
Cellules
parafolliculaires ou cellules C (calcitonine)
Tel
que mentionné auparavant, ces cellules ne peuvent pas être
identifiées à la coloration de Pap. Les granules neurosécrétoires
sont métachromatiques (rouge) à la coloration de Diff Quik.
Ces granules sont distinctes, fines dans le cytoplasme.
DIVERS ÉLÉMENTS
POUVANT ÊTRE RETROUVÉS DANS NOS CYTOPONCTIONS
:
Cellules
ciliées :
peuvent résulter d’une contamination avec la trachée,
les kystes branchiaux,
thyréoglosses.
Les
granules paravacuolaires : sont
des lysosomes contenant de l’hémosidérine ou de la
lipofuschine, abondante
si la(e) patient(e) est âgé(e).
Cristaux :
hémosidérine, mélanine, oxalate
Amyloïde :
ressemble à la colloïde dense aux colorations de Pap et
de Diff Quik mais se
colore en rouge brique au Congo, exhibant un réfringence caractéristique
vert
pomme à la lumière polarisée. La substance amyloïde peut
accompagner les
carcinomes médullaires ou être rencontrée dans d’autres
occasions bénignes ou
malignes.
Colloïde : dans
la colloïde sont emmagasinées les hormones sécrétées par la
thyroïde. La
colloïde ressemble au miel.
thyroïde active : colloïde pâle et mince
thyroïde
peu active : colloïde épaisse et foncée
Note :
Bien s’assurer de voir divers aspects de la colloïde sur les
frottis parce que sa présence doit toujours être
signalée : elle indique le fonctionnement de la thyroïde.
LES
INFLAMMATIONS
Thyroïdite
aiguë : rare, douloureux, généralement pas de
ponction dans ces cas. Les frottis montrent du pus
(leucocytes, histiocytes, débris).
Thyroïdite
granulomateuse (De Quervain ou subaiguë) douloureux,
souvent à la suite d’une
infection virale :
-
Cellules
géantes et cellules épithélioïdes
- Lymphocytes
et plasmocytes, éosinophiles et polynucléaires
- Lymphocytes
immatures
- Cellules
de Hürthle (pas fréquent dans ce type de lésion)
Thytoïdite
chronique lymphocytaire, incluant la thyroïdite d'Hashimoto,
chronique non spécifique, la maladie de Graves et de Riedel's.
Hashimoto :
c’est probablement l’exemple classique de la maladie
auto-immune. Elle est très semblable à la
maladie de Graves. Des lymphocytes cytotoxiques détruisent
progressivement les cellules
folliculaires. La glande devient fibreuse et dépourvue de ses
cellules. Infiltrat lymphoplasmocytaire
avec formation de cellules germinales. Crushed artefacts, amas
de lymphos-histiocytes,
macrophages à corps tingibles. Présence de cellules de Hürthle
dans 75% des cas. Présence
fréquente de cellules folliculaires, de flame cells, de métaplasie
pavimenteuse. Infiltrat
intracytoplasmique de lymphocytes. Colloïde peu abondante, généralement.
Diagnostic différentiel
avec lymphome qui prend naissance parfois, dans la thyroïdite
d’Hashimoto. Les corps tingibles sont généralement un signe
en faveur de la thyroïdite d’Hashimoto plutôt que d’un
lymphome.
Riedel’s
(Riedel’s struma) ou thyroïdite sclérosante chronique,
(très rare et peut être confondue avec l’Hashimoto qui a sclérosé) :
-
Dur,
dur, dur (il n’est pas facile de cytoponctionner ces lésions)
- L’image
cytologique est non spécifique, elle contient généralement
peu de cellules
LES
LÉSIONS FOLLICULAIRES
Cette entité regroupe
l'hyperplasie, adénomes et carcinomes folliculaires. Très
difficile à diagnostiquer, même à
l'histo.
Les
variétés d’adénomes sont les suivantes :
macrofolliculaires (gros follicules); simple (follicules taille
normale);
fœtal
(microfollicules); embryonnaire (trabéculaire à solide).
Lésions
folliculaires :
Les
adénomes folliculaires ont une image cytologique souvent
superposable à celle des carcinomes folliculaires,
surtout
ceux de bas grade; c’est pourquoi les cytologistes les
classent dans la même catégorie. En général,
l’abondance
de colloïde est associée à un processus bénin tandis que le
peu ou l’absence de colloïde associée à la
présence
d’un grand nombre de cellules folliculaires, souvent isolées
sont des signes d’anormalité et de malignité.
Dans
les carcinomes folliculaires de haut grade, les critères
habituels de malignité sont généralement présents.
Image
cytologique :
-
Cellularité
augmentée
-
Image
microfolliculaire
-
Agrégats
denses
LES
CANCERS (autres que folliculaires)
- Papillaire
(pur ou à variante folliculaire ) pur : progression
indolente, excellent pronostic
- Médullaire
- À
cellules géantes
- À
cellules claires
- Lymphomes
(rares)
- Pavimenteux
(très rare)
- Sarcomes
- À
cellules de Hürthle
- Autres…
- Métastases
L’ÉPITHÉLIOMA
PAPILLAIRE
Image :
-
Frottis
cellulaire (plusieurs grands feuillets monocouches de
cellules)
-
Volume
des cellules augmenté
-
Cellules
géantes fréquentes
-
Entassement
(mais pas toujours)
-
Parfois
cellules isolées
-
Structures
papillaires (fréquent)
-
Psammomes
fréquents
-
Colloïde
généralement peu abondante, parfois en gomme
balloune
Noyau :
-
Augmentation
du volume souvent uniforme, ovalaire. Moulage occasionnel
-
Peu
de pléomorphisme
-
Pas
d’hyperchromasie (chromatine finement granulaire et poussiéreuse,
pâle)
-
Pas
de mitose, pas de nécrose
-
Sillons
nucléaires (comme du pop-corn)
-
Orphan
annie (invagination intranucléaire de cytoplasme)
-
Nucléole
petit, généralement
Cytoplasme :
-
La
densité cytoplasmique est souvent augmentée
(regarder la lame à faible grossissement)
-
Parfois,
petites vacuoles en bulles de savon
Diagnostic
différentiel :
La
chromatine est habituellement finement granuleuse (poussiéreuse)
et pâle, ceci est en contraste avec la chromatine plus dense et
foncée des cellules bénignes et des autres lésions. 1 à 3
petits nucléoles, souvent excentriques ce qui est en contraste
avec le nucléole des carcinomes folliculaires souvent proéminent,
unique et centrique. Le cytoplasme est plus épais, ce qui est
en contraste avec le cytoplasme des cellules bénignes (léger)
et celui des cellules du carcinome médullaire (souvent
granuleux ou allongé).
MÉDULLAIRE :
-
Pronostic
mauvais
-
Souvent
associé à d’autres tumeurs neuroendocrines
-
Histoire
clinique familiale fréquente. MEN (phéochromocytome
+ autres)
-
Tumeur
neuroendocrine qui prend naissance des cellules
parafolliculaires ou cellules C (calcitonine)
Trois types fréquents :
- Lympho-plasmocytoïde
- À
cellules allongées
- À
cellules granulaires (Hürthloïde)
- Combinaison
des 3 types
L’image cytologique
peut ressembler étrangement à toutes sortes d’autres
conditions :
- Noyau
à chromatine picotée des tumeurs neuroendocrines (assez fréquent)
- Bi-multinucléation
occasionnelle
- Nucléoles
non proéminents
- Orphan
annie et mitoses occasionnels
- Cytoplasme
bien délimité, fibrillaire ou granulaire, projection
allongée du cytoplasme
- Granules
neurosécrétoires pas toujours présentes
- Mucus
fréquent
- Psammomes
occasionnels
- Amyloïde
fréquente (substance blanc crayeux, ressemble à des
gouttelettes de cire, à de la colloïde dense; on
l’identifie par des colorations spéciales)
- Mélanine
parfois
- Calcitonine
généralement présente
- Thyroglobuline
pas toujours absente
À
CELLULES GÉANTES (ANAPLASIQUE)
C’est
probablement l’une des formes les plus mortelles de tous les
cancers. Il est rare, heureusement. Ce cancer évolue
probablement à partir d’un des autres cancers de la thyroïde.
Le diagnostic cytologique est facile. Tous les critères de
malignité y compris les cellules géantes et la nécrose sont
possibles. Diagnostic différentiel avec un sarcome.
LYMPHOME :
-
Population
monomorphe de cellules isolées
-
Présence
de corps tingibles dans les formes les plus agressives
-
Crushing
artefacts occasionnels
À
PETITES CELLULES :
AUTRES
ALTÉRATIONS BÉNIGNES POSSIBLES
Les
signes d’irradiation sont possibles, ainsi que les altérations
dues à la chimiothérapie
Grossesse :
Hyperplasie fréquente. Donc les frottis peuvent être assez
cellulaires.
Les
kystes :
Les
kystes (rarement malins) : La cytoponction les guérit, généralement.
Bien vérifier l’absence d’une masse
résiduelle après la cytoponction. Bien vérifier si le kyste récidive.
Rarement, il peut y avoir un cancer dans un kyste.
-
Macrophages
avec ou sans hémosidérine
-
Exsudat
inflammatoire
-
Cristaux
de cholestérol (souvent dissouts au Pap)
-
Débris
granulaires
-
Cellules
épithéliales ou en métaplasie oncocytaire (Hürthle), peu
nombreuses.
LES
GLANDES PARATHYROÏDES
Elles dérivent des
fentes branchiales. Elles sont situées derrière la thyroïde.
Chez le sujet normal, il y en a 4 mais, fréquemment, on en
retrouve 5. Parfois 3 ou 6. Elles sécrètent l’hormone para
T, servant au maintient d’une calcémie normale. Une
perturbation ou l’absence de son activité sécrétoire peut
engendrer des maladies et syndromes variés tels la tétanie (hypo),
l’hyperparathyroïdie etc.
Les
lésions sont principalement des :
-
Hyperplasies
-
Adénomes
-
Carcinomes
Références :
Gloor
E : Notes de cours. 1990
Demay RM. : The art and science of Cytopathology.
Aspiration Cytology. ASCP Press 1996 p. 703-779.
Orell et al. : Manual and atlas of fine needle aspiration
cytology. New York : Churchill Livingstone, 1992
Robbins et al. : Pathology Piccin
CLASSIFICATION:
- Bénin
- Inflammation
- Lésions
folliculaires
- Cancers
|
KYSTE
SIMPLE:
- Débris
- Cellules épithéliales
ou de Hürthle peu nombreuses
- Exsudat
inflammatoire occasionnel
- Macrophages
ou cellules spumeuses
- Macrophages
avec hémosidérine : kyste hémorragique
|
LES
INFLAMMATIONS :
- Aiguë :
beaucoup de polynucléaires, histiocytes, débris
- Granulomateuse
:
cellules géantes et cellules épithélioïdes
lymphocytes et plasmocytes, éosinophiles et poly
cellules de Hürthle, parfois
- Lymphocytaire
(ou Hashimoto):
image hétérogène de lymphocytes et de plasmocytes
avec formation de cellules germinales
(Blastes)
macrophages à corps tingibles
crushed artefacts parfois
présence de cellules de Hürthle dans 75% des cas
parfois : cellules folliculaires, flame cells et métaplasie
pavimenteuse
peu de colloïde, en général
- Sclérosante
:
peu de cellules épithéliales
fibroblastes
|
LES
LÉSIONS FOLLICULAIRES:
- Cellularité
augmentée
- image
microfolliculaire
- agrégats
denses
- colloïde
variable selon que la lésion est bénigne ou
maligne
|
| CARCINOME
PAPILLAIRE : |
Image
générale :
structures papillaires
frottis très cellulaire
cellules de grande taille
cellules géantes fréquentes
grands feuillets monocouches fréquents
parfois cellules isolées
psammomes fréquents
colloïde généralement peu abondante |
Noyau
:
taille augmentée
peu de pléomorphisme
pas d'hyperchromasie (chromatine poussiéreuse et pâle)
pas de mitose, pas de nécrose
sillons nucléaires
Orphan annie |
Cytoplasme:
généralement assez dense,
à limites précises |
| CARCINOME
MÉDULLAIRE :
Trois types
fréquents:
- lympho-plasmocytoïde
- à cellules
allongées
- à cellules
granulaires (Hürthloïde)
- combinaison
des 3 types
L'image
cytologique peut ressembler étrangement à toutes
sortes d'autres conditions :
noyau à
chromatine picotée des tumeurs neuroendocrines (assez
fréquent)
bi-multinucléation occasionnelle
nucléoles non proéminents
Orphan annie et mitoses occasionnels
cytoplasme bien délimité, fibrillaire ou granulaire,
projection allongée du cytoplasme
granules neurosécrétoires pas toujours présentes
mucus fréquent
psammomes occasionnels
amyloïde fréquente (substance blanc crayeux,
ressemble à des gouttelettes de cire, à de la colloïde
dense; on l'identifie par des colorations spéciales)
mélanine parfois
calcitonine généralement présente (colorations spéciales)
thyroglobuline pas toujours absente (colorations spéciales)
|
LYMPHOME:
- population monomorphe
de cellules isolées
- présence de
corps tingibles dans les formules plus agressives
- crushing
artefacts occasionnels
|

|